Apprendre l’autorité autrement, sans conflit

Sourcils froncés, regard sévère, voix menaçante et grave ou encore des cris, voilà autant de clichés, de représentations qui collent à la peau de la fermeté parentale. C’est l’image du père, autoritaire, dur et ferme, que les enfants craignent que l’on disperse autour d’un aspect pourtant essentiel qu’est le métier de parents…
Loin des préjugés et des schémas que l’on continue de répéter, il y a bien des manières différentes d’être ferme, et pour cela il n’est pas nécessaire de crier…
La fermeté sans conflit, c’est possible, ça existe. Si cela demande quelques ajustements au début, très rapidement, elle peut se révéler bénéfique dans un quotidien bercé par les conflits, les rivalités entre enfants, les demandes et pleurs, contre lesquels on se sent bien souvent démunies. Pour une vie de famille plus saine, plus sereine, découvrez les préceptes de la fermeté sans conflit.

Quand le métier de parent devient difficile…

Cela arrive dans toutes les familles, je partage plutôt l’idée que c’est même tout à fait normal. Loin des des schémas utopique, à la maison, les choses ne sont pas toujours simples : des cris, des larmes, des disputes, des doutes, la peur de mal faire… Etre parents, ce n’est pas tous les jours simples…

Nos enfants traversent des crises à différents âges. Il faut gérer la rivalité entre un frère et une soeur. Apprendre les règles de base, tenter d’apaiser les colères, les pleurs, les périodes où notre enfant nous tient tête.

 

Si bien que quelques fois, on a le sentiment qu’on y arrive plus, qu’on n’y arrivera plus. On lâche alors la pression, on relâche les efforts et les situations perdurent….

Pourtant, il n’est jamais trop tard pour changer les choses au sein de votre famille, bien au contraire. Après une prise de conscience, pourquoi ne pas revoir votre position de parent. En optant pour une autre forme d’autorité, en accord avec vos valeurs, et donc plus constructive…

L’autorité laisse alors la place à la fermeté, celle-ci donne une sécurité à votre enfant sans lui faire peur. Elle lui permet d’apprendre en douceur les règles de votre famille, de les tester, tout en apprenant la frustration. Car bien évidemment les règles apportent aussi son lot de frustration 🙂 , et cela aussi votre enfant apprendra à la gérer et vous serez là avec lui pour l’accueillir. 

Changer votre regard et vos attitudes avec votre enfant

En dehors de quelques exceptions, un enfant que l’on nomme “colérique”, “angoissé”, “capricieux” ne l’est pas sans raison. Pourtant, dans la colère et l’agacement, on oublie parfois de prendre le temps de l’observer.

Pour ne plus avoir à crier, la première chose à faire consiste à changer votre réaction dans les moments compliqués. Là où avant, vous perdiez votre patience et vous hurliez des menaces parentales en tout genre, vous allez désormais vous efforcer de faire preuve de sérénité. Je sais ce n’est pas toujours facile 🙂 , et en même temps vous allez vous apercevoir qu’avec le temps cela deviendra naturel pour vous.

Dans les moments compliqués, asseyez-vous avec votre enfant et prenez le temps de l’apaiser, d’échanger avec lui. Posez-lui des questions, sur ce qui vient de se passer, chercher à comprendre sa réaction…

Là où vous faisiez souvent preuve de jugement, vous apprenez à accueillir les états d’âmes de votre enfant et à les apaiser. Face à la peur, aux doutes, aux craintes, aux peines, aux colères, utilisez un discours positif. N’incriminez pas, mais dites plutôt que ce sont des choses qui arrive, bien qu’il faille essayer de les comprendre.

Vous pouvez également opter pour des temps de relaxation, de douceur permettant d‘apaiser votre enfant, vous également, tout en profitant d’instants uniques au sein de cette relation que vous redécouvrez. Méditation dans le lit de votre enfant, quelques asanas à deux, un massage relaxant, tout est possible. À vous de choisir l’option favorite de votre enfant, qui semble avoir besoin de vous.

Accepter son enfant, sa personnalité, son caractère

Ce n’est pas toujours simple de voir son enfant devenir de plus en plus rêveur. De le voir grandir et prendre de nouvelles habitudes que nous jugeons inadaptés. On s’énerve devant notre enfant qui ne finit pas son assiette parce qu’il refuse de manger de la viande. Ou celui qui voudrait avoir toutes les lumières allumées dans sa chambre pour apaiser les angoisses de la nuit…

Nous voudrions avoir un fils plus courageux, ou à l’inverse une petite fille un peu moins timide, un enfant scolaire et sociable et bien d’autres critères encore.

Nourrir autant de souhaits, n’appartenant d’ailleurs qu’à nous et non à notre enfant, c’est aller au-devant de déceptions et créer des climats de tensions.

Aimer ses enfants, les aider à grandir du mieux possible, c’est aussi les accepter tels qu’ils sont. C’est savoir porter un regard différent sur son enfant, qui se sentira alors plus sécurisé, plus accepté, plus aimé aussi…

Prendre le temps de parler de soi, avec vérité, cela peut aider aussi. Évoquez avec votre enfant les troubles que vous avez connus à son âge, vos petits drames et vos peurs du moment l’aideront à comprendre et à relativiser la situation et à affronter ses propres difficultés, quand cela vous permettra à vous, parent, de porter un regard différent sur l’enfant que vous étiez, et donc votre enfant.

La fermeté Oui, l’autorité Non

La parentalité positive et créative se retrouve aussi dans la fermeté, pas dans l’autorité. La fermeté permet d’apprendre à vos enfants que votre cadre est présent en toutes circonstances. Les enfants ont un grand besoin de stabilité. que vous instaurerez n’est qu’une.

Lorsqu’une règle a été posé, (avec votre enfant lorsque celui-ci est assez grand pour participer à son élaboration), la tenir jusqu’au bout cela lui permettra de se sentir en sécurité. Lorsqu’il pleure pour vous faire céder, (je sais combien les pleurs de nos enfants sont difficiles à attendre 🙂 ), toutes les fois où vous réussissez à tenir, cette stabilité l’aidera à grandir en étant confiant. Au début cela me paraissait complètement contradictoire, et plus j’avançais dans ce chemin de la parentalité, plus je me rendais compte de cela.

Comment faire ?

En quelques mots, c’est prendre des décisions et s’y tenir. C’est demander que quelque chose soit fait ou pas fait et s’assurer que ce sera le cas.

Pour cela, vous n’aurez pas à crier, mais à présenter le contexte simplement, à énoncer vos attentes à votre enfant. Si ces derniers ne les respectent pas, prenez le temps de l’évoquer, de revenir sur le comportement… Si la fermeté pourra vous aider à retrouver votre rôle de parents, elle ne vous oblige pas forcément à enfiler le costume du “méchant parent“. Avant chaque situation difficile, prenez le temps de respirer, de vous connecter avec vous, votre enfant et ayez toujours en tête, que le plus important est de conserver la qualité de la relation.

Les parents qui ont lu cet article ont lu également : “4 jeux pour aider votre enfant à développer sa confiance en lui !”

Patricia

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Commentaires

  • TULIA

    octobre 28, 2018 at 22 h 00 min
    Répondre

    Ce n'est pas toujours évident mais on essaye. Merci pour ces astuces.

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Je suis l’heureuse maman de 2 enfants qui me font grandir et évoluer chaque jour. Sur ce blog, je partage mes découvertes et mes expériences à travers les familles et couples que j’accompagne. La Parentalité Bienveillante ainsi que la Communication Non Violente ont changé le quotidien de nombreuses familles et j’espère qu’elles changeront aussi le vôtre.
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