Comment faire d’une colère de notre enfant un apprentissage

Voilà un exercice mental qui pourra vous aider dans les cas où la colère se fait ressentir.

“Comment faire d’une colère de notre enfant un apprentissage”.

Ces 6 étapes sont à pratiquer soi-même lorsque l’on sent une colère monté en nous prête à nous submerger. Vous pouvez également le pratiquer avec vos enfants et leur expliquer pendant un moment calme ce qui se passe dans notre tête et notre corps lorsque nous sommes en colère. Un enfant qui connaît et comprend la colère, la gère de mieux en mieux en grandissant.

1.La colère se déclare. Il faut alors se demander : que suis-je en train de ressentir, que se trame-t-il dans mon corps ? Que produit l’émotion forte en moi ?

La colère est une émotion forte, qui se manifeste dans votre corps : le coeur bat plus vite et on respire plus rapidement, la poitrine se serre, on a plus chaud. Sur votre visage aussi, la colère peut se lire : on fronce les sourcils, la mâchoire se crispe, les narines sont dilatées et le visage est davantage contracté. Et puis on peut avoir envie de crier ou de parler plus fort et de réagir à ce qui nous met en colère.

Notre colère nous appartient et nous ne devons pas la diriger vers une autre personne, que ce soit nos enfants, notre conjoint(e), nos amies……

Cela peut être une étape difficile car lorsque l’émotion de la colère monte en nous, elle réactive des blessures anciennes.


Cet article pourrait également vous intéresser : “Pourquoi est-il important de guérir son enfance!”


2. Accueillir la colère quelques instants

Alors, il faut prendre un temps pour reconnaître vis-à-vis de soi qu’on ressent cette colère. Oui, c’est bien moi qui suis en colère, je peux en être sûr grâce à ce que je ressens physiquement. Je dois accueillir cette émotion, je dois reconnaître que j’ai telle ou telle pensée.

3. Se demander s’il y a un besoin insatisfait

Cette émotion, ce n’est pas l’autre qui en est responsable. Pourquoi je suis en colère ? Ce n’est pas à cause de l’autre mais d’un besoin qui n’a pas été comblé. A cause de lui, je veux attirer l’attention de l’autre pour être satisfait.

La roue des besoins humains pour traduire nos émotions en termes de besoins de Llios Kotsou, chercheur en psychologie des émotions est très explicite. Il classe les besoins humains fondamentaux en 7 catégories :

  • La survie : Les besoins physiologiques (boire, manger, dormir…).
  • La sécurité/ intégrité : Se sentir en sécurité physique, matérielle, affective et morale.
  • La stimulation : Les stimulations physiques que nous vivons (un bon repas, un massage, un câlin..), mentales (un nouvel apprentissage, developper notre créativité…) ou morale (s’émerveiller devant une belle chose, la spiritualité..).
  • Les affectifs/ sociaux : Les échanges positifs avec les autres (compréhension, empathie, respect). Les preuves d’amour inconditionnelles que nous recevons. L’amitié, l’appartenance. Se sentir utile dans un groupe,
  • L’estime/ reconnaissance : Se sentir compétent, que l’on a de la valeur, que l’on est apprécié
  • L’autonomie : Avoir le droit de décider par soi-même. Se sentir libre de ses choix. Se sentir autoriser à avoir son propre avis et de le donner.
  • Le sens/ cohérence : Sentir que la vie a un sens et de la cohérence.

4. Y a-t-il un besoin caché derrière l’émotion ? Oui, mais lequel… ?

Les pensées que j’ai à propos des autres et qui se traduisent en colère parlent-elles au final de moi ?

Il est par exemple possible que je ne ressente pas de colère mais de la tristesse ou du chagrin car je voudrais savoir que l’autre a de l’affection pour moi, qu’il a besoin de moi. Mon besoin d’être considéré par l’autre comme un proche, mon besoin d’être aimé, d’être reconnu, ne sont pas comblés.

5. Je me reconnecte à ce besoin dont je ne me suis pas occupé

Et si je me relie à ce besoin qui n’a pas été comblé et que je viens d’identifier, est-ce que mon émotion change ? Comment satisfaire ce besoin en moi ?

6. Je prends quelques minutes pour souffler et ensuite je formule ma demande

On prend du temps pour soi, même si ce ne sont que quelques instants, on se demande quelles sont nos émotions et nos besoins. Une fois qu’on les a identifiés, on se demande quelle demande on souhaite adresser à l’autre.

Il faut que cette demande ne soit pas exigeante et soit formulée de manière positive et sous forme de requête.

Il s’agit de dire ce qu’on voudrait qu’il se passe et pas que les gens arrêtent ou stoppent d’être comme ci ou comme ça. D’ailleurs, il faut parler en terme d’actions et pas d’état (on bannit les verbes comme “ne sois pas…”, “écoute moi…” car ce ne se sont pas des actions…)

Il est important de dire et demander ce que l’on veut et pas ce que l’on ne veut pas. Cette façon de parler et de faire passer un message est souvent bien différente de la manière dont nous avons été éduqué et comme cela nous a été appris. En tout cas, pour ma part et je le rencontre dans nombreux de mes accompagnements. C’est pour cela qu’il est d’autant plus important de l’apprendre à nos enfants dès le plus jeune âge. Cela sera pour eux en grandissant, très naturel à pratiquer.

Je vous souhaite de belles colères à expérimenter et de beaux apprentissages. 🙂 

Je sais que cela n’est pas facile, je suis passée par des périodes ou j’ai beaucoup crié sur mes enfants, avant de réussir à mettre en place ces étapes. Avec le temps, les cris se font de plus en plus rare. Le but vous l’avez compris n’est pas de ne jamais crier mais d’avoir beaucoup plus de moments paisibles et heureux que de colère et surtout ne pas tourner notre colère vers et sur nos enfants.

Partagez vos expériences et vos réussites en commentaires. 🙂

Pour que je puisse mieux vous connaitre, remplissez ce formulaire :), vous pouvez également me contacter ici.

Les parents qui ont lu cet article, ont lu également : “Comment faire lorsque mon enfant fait une colère.”

Patricia, votre accompagnante parentale

0 comments
1 like
Article précédent : Parentalité positive : et si on arrêtait de culpabiliserArticle suivant : Tout savoir sur l’écharpe de portage : Le guide complet, avantages, inconvénients, mode d’emploi

Articles similaires

Laissez moi un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Qui suis-je ?
Patricia

Bienvenue sur ce Blog .
Je suis l’heureuse maman de 2 enfants qui me font grandir et évoluer chaque jour. Sur ce blog, je partage mes découvertes et mes expériences à travers les familles et couples que j’accompagne. La Parentalité Bienveillante ainsi que la Communication Non Violente ont changé le quotidien de nombreuses familles et j’espère qu’elles changeront aussi le vôtre.
Patricia.
En savoir plus

Et retrouvez moi sur ma chaine You-tube

Derniers articles
Derniers commentaires
Articles les plus likés