Le burn out maternel, comment s’en sortir ?

Saviez-vous que le burn out existe dans la parentalité ? Ce syndrome d’épuisement extrême, combiné au stress, peut être ressenti par les mères. Je vous dit pourquoi, quels sont les symptômes et ce qu’il est possible d’entreprendre pour reprendre le dessus.

Le burn out maternel, comment s’en sortir ?

Burn out. Comprendre en français syndrome d’épuisement professionnel. Une fatigue extrême, un découragement total lié au travail, un sentiment d’impuissance et d’inutilité au travail. L’aboutissement la plupart du temps d’un long processus de stress et de mal-être.

Figurez-vous que ce syndrome, si pernicieux, existe aussi dans le monde de la parentalité.

Beaucoup de jeunes couples (ou moins jeunes) – de plus en plus d’ailleurs – vont voir le médecin parce qu’ils pensent faire une dépression liée à leur parentalité. Trop de pression dans les tâches domestiques liées à leur enfant, problèmes pour donner des repères clairs à leur enfant, déprime passagère qui dure ou même… rêve de s’enfuir de la famille quelques jours.

Les parents qui connaissent ce burn out disent souvent toute leur tristesse et leur déception de leur propre famille. Et l’amour qu’ils portent à leur ou leurs enfants n’y peuvent rien et ne changent plus les envies d’être agressifs ou déprimés.

Attention, un burn out parental n’apparaît pas du jour au lendemain, c’est un processus, qui s’est mis en place depuis longtemps.

Avant de rentrer plus en détail dans la définition et le processus du burn out, selon Moïra Mikolajczak, l’auteur du livre « Le burn out parental, l’éviter et s’en sortir », avec Isabelle Roskam, 8% des parents seraient concernés.

Le site Maman travaille a réalisé une étude en 2013. Les résultats de cette étude sont très parlants : 63 % des mères activent se disent épuisées par le manque de sommeil et le fait de jongler entre vie professionnelle et vie personnelle.

Un des résultats tout aussi alarmants est que 62% des mères actives qui se sentent épuisées, renoncent à prendre du temps pour leur couple.

Et 19% d’entres elles prennent au moins une fois par semaine des médicaments, sous forme de vitamines ou de calmant.

Le burn out, un processus.

 Un burn out maternel est un syndrome d’épuisement au sein de la cellule familiale. Cela a des répercussions sur la vie de famille, les enfants, le couple, mais aussi le bien-être de la mère et sa santé. Il est source de beaucoup de souffrances, qu’elles soient physiologiques ou psychologiques (on s’approche des symptômes d’une dépression classique).

Quelle différence entre le burn out et une dépression maternelle ?

On a souvent parlé du burn out maternel comme d’une dépression maternelle. Il existe de nombreuses différences. Une dépression est généralement associée à un manque (qu’il soit affectif, de sommeil, fatigue, envie, énergie…) et par des états émotionnels internes que l’on ressent très fort (la tristesse, la culpabilité, le chagrin). Quand on parle de burn out, on parle de causes extérieures, de facteurs qu’on ne maîtrise pas toujours, comme la cellule familiale qui a son existence propre, son travail, des facteurs qui ajoutent du stress mais ne sont pas liés à la mère. La pression sociale qu’on nous met, la vie moderne qui nous étouffe, pas de soutien, pas d’aide extérieure, etc. Les causes qui rendent notre environnement toxique sont très nombreuses et variables.

Le burn out vient d’une adaptation difficile ou d’une absence d’adaptation à ses causes. On a des standards fixés très hauts (on veut être une mère parfaite, on veut être performant au travail, au sport, dans la société, etc.)  et on n’y arrive plus. On n’a plus le courage de rien, plus l’énergie de rien. Le burn out nous vide et nous “crame” de l’intérieur.

Pour le burn out, en plus de tous ces facteurs extérieurs, on parle plus de notion d’excès, de surcharge mentale et de surcharge de stress.

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Quelles sont les personnes les plus vulnérables au burn out ?

Violaine Guéritault, spécialiste du burn out maternel et auteure du livre : “La fatigue émotionnelle et physique des mères : Le burn out maternel” a fait le constat suivant :

  • Toutes les mères sont susceptibles de vivre un burn out. Cependant les plus vulnérables sont les mamans solos. Etant seule pour tout gérer, tout assumer, elles n’ont jamais aucun répit et doivent gérer quotidiennement l’ensemble des problèmes qu’elles rencontrent. De plus avec un seul salaire, les problèmes financiers sont plus fréquents et se rajoutent au stress quotidien.
  • Les mères plus susceptibles de faire l’expérience du burn out maternel, sont les mères qui ont peu de soutien social. Même si elles ne sont pas des mamans solos, le fait de n’avoir pas ou peu de soutien social, les isolent. Cet isolement leur laisse peut d’opportunités de recharger leurs batteries. Elles reçoivent peu d’aides et gèrent également de nombreux problèmes quotidiens seules.

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Comment cela se passe-t-il ?

Cela se produit graduellement, les symptômes n’apparaissent pas du jour au lendemain. Il y a généralement trois phases distinctes qui sont traversées dans ce processus.

  • La première phase du processus du burn out : la mère est épuisée et se sent submergée par ses émotions. C’est l’épuisement émotionnel.

Après l’accouchement, il y a une période de flottement, de quelques jours ou l’on peut ne pas se sentir bien. C’est tout à fait normal. Lorsque l’on est accompagné et soutenu, tout rentre dans l’ordre.

Parfois, au bout de plusieurs mois, de 1 an voire plus, le bébé ne dort pas comme on le voudrait, pas comme on en aurait besoin. Il ne marche toujours pas, et il nous parait de plus en plus lourd. On se sent débordé de partout. Et un jour on va le chercher avec 2 heures de retard à la garderie, car on ne sait même pas comment cela est possible, mais on a oublié d’y aller. Lorsque l’on se sent pris par 1000 choses, par 1000 pensées, la phase d’épuisement du burn out a pris sa place.

C’est une première phase, qu’on peut qualifier de fatigue émotionnelle extrême. C’est comme être vidée de ses ressources d’énergie, que ce soit physiquement ou psychologiquement. L’énergie n’est pas quelque chose d’inépuisable, une réserve que l’on re-remplit seulement avec quelques nuits de douze heures (et en tant que mère, il y en a peu !). Le travail, l’entretien quotidien de la maison et autres choses liées au foyer, la famille, les responsabilités à assumer en tant que parent : tout cela grignote peu à peu les ressources en forces et en énergie de la mère.

On commence par se sentir fatigué, puis épuisé, puis complètement sans réserve d’énergie devant nous. On est donc épuisée et les conséquences sont une sensation de déprime, la colère facile, l’agacement perpétuel. Le soir avant de se coucher, le seul fait de penser à ce qui nous attend le lendemain nous fait directement plonger.

Lorsque l’on est en épuisement c’est que l’on est empathique et que l’on veut prendre soin des autres avants nous.

Lorsque nous sommes en couple, avant d’arriver en épuisement parental, il y a un épuisement du couple.

Le burn out est vraiment un processus qui commence par l’épuisement. L’épuisement du point de vue médical, est une fatigue qui dure plus de 15 jours.


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  • La deuxième phase du processus du burn out : la mère se détache, crée un éloignement. On parle alors de stade de distanciation.

Un tel état d’épuisement n’est pas sans conséquence. Et vient la deuxième phase : on se détache, on met de la distance avec les événements – et par la même occasion les enfants et le reste de la famille. Les choses n’ont pas de prise sur nous, on oublie de plus en plus de choses et des réflexes, on a presque l’impression de ne plus s’intéresser à ce qui se passe dans la vie des enfants.

C’est-à-dire que phase à des réserves d’énergie au plus bas, le corps va se protéger, pour assurer le plus possible la continuité des choses. On devient une sorte de “robot”, qui réalise les tâches domestiques machinalement, sans implication émotionnelle. Des mères souffrant de burn out évoquent cette étape comme un éloignement, une distance mise, malgré elles, avec la famille.

On va mettre à distance les stresseurs, ce qui peut causer notre fatigue. Par exemple, notre enfant tombe, quand avant, nous nous serions précipités pour l’aider et le relever, maintenant nous allons penser et dire : il peut se débrouiller. « Débrouille toi, ce n’est rien, relève toi tout seul ». Nous ne sommes plus dans l’empathie, on se fout de tout.

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  • La troisième phase du processus du burn out : la mère a tendance à renoncer, on appelle cela le reniement.

La phase 3, la plus grave. Quand on l’atteint, il faut vite réagir. La mère voit la distance mise avec la famille, elle prend conscience de l’état d’épuisement émotionnel et comprend que son image préconçue de la parentalité (“je vais être une mère parfaite”, “la famille sera notre cocon”) n’a rien à voir avec le quotidien tel qu’elle le vit. Elle se sent perdue, perdante, pas parfaite. D’où une perte de confiance en soi, de l’irritabilité exacerbée, une hypersensibilité. Les mères en burn out peuvent même se “défouler” sur les enfants, avec des comportements agressifs. Bien sûr, à ce moment, elles ont n’arrivent plus à se contrôler. La violence qui peut en sortir physique ou verbal, n’est que le résultat de ce long processus qu’est le burn out.

À ce stade, nous pensons que nous ne sommes pas une bonne maman, et que nous n’en serons jamais une. Si votre enfant est en nourrice, vous le mettez le plus souvent possible chez elle, car vous vous dites, qu’elle au moins s’occupe bien de lui. Et vous vous éloignez de plus en plus de votre enfant, de votre famille.

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Pour mieux comprendre le burn out, allons un peu plus loin

Le burn out comme nous l’avons vu est un processus et vient plus tard, lorsque l’on a repris le travail, son activité.

Parfois, il se met en place après un déménagement, un changement de poste, un changement de voiture, le fait de passer de deux à trois enfants rapidement. Un changement qui est le changement de trop et nous craquons.

L’accumulation de pleins de petites et grandes choses et vous sentez que cette fois-ci, c’est trop, vous n’y arrivez plus. Vous vous sentez en surcharge, et c’est juste normal.

Les parents qui n’ont pas appris à développer l’empathie enfant, qui sont autoritaire, connaissent moins le burn out.

Cela touche essentiellement les parents, les mères qui prennent conscience des effets de l’environnement sur leur bébé. Qui désire une éducation bienveillante pour son bien-être. Tout ce qu’elles apprennent pour leur bébé, leur fait miroir, et à un moment, elles se le prennent en pleine figure : je n’ai pas connu cela. Il peut y avoir un choc plus ou moins violent qui va aggraver les stresseurs.

La maman se dit : je fais beaucoup de choses pour mes enfants, je suis bienveillantes envers eux, ET MOI ?

La première chose qu’elle doit apprendre, c’est de développer la bienveillance pour elle avant de le faire pour ses enfants, sinon elle sera épuisée et ne pourra pas surmonter cette étape.

Une différence aussi entre les parents qui font ou pas le burn out, c’est que les second ont pris conscience de prendre soin d’eux. Ils envoient les enfants chez papy mamie….

Osez mettre votre enfant en garderie, même si vous êtes en congé parentale, pour prendre du temps pour vous. Vous en avez le droit, laisser le regard des autres.

Sinon, l’univers fait bien les choses, il vous aidera à vous arrêter et prendre soin de vous. Par un accident, bras ou jambe cassé, dos bloqué ….. pour vous obliger à prendre soin enfin soin de vous. Vous avez le choix de prendre soin de vous avant.

Encore une fois, il faut faire remonter la vitalité.

Se muscler de l’intérieur pour pouvoir poser des choses.

Quelles sont les répercussions ?

Les conséquences sont nombreuses, et on ne doit pas les ignorer.

  • Comme on le disait plus haut, le comportement change, on n’a plus confiance, on crie, on pleure, on reste prostré, on vit des crises de colère.
  • On se sent impuissant, on prend tout mal, on se sent très déprimée.
  • Des symptômes physiques accompagnent l’ensemble : migraines, vertiges, insomnie, sommeil dérangé, difficulté à se lever le matin, mémoire qui flanche, essoufflement physique et psychologique,
  • Nous ressentons de la colère, de l’irritabilité. Nous pouvons également devenir pessimiste avec une difficulté à envisager l’avenir. Se replier sur soi et avoir une mauvaise de soi.

Comment prévenir le burn out ? 

  • Faire le deuil de la mère parfaite

Derrière une maman en burn out, il y a souvent une maman perfectionniste. Vous avez le droit, nous avons tous le droit de faire des erreurs, de nous énervés, de nous mettre en colère et de stressé de temps en temps. Cela est parfaitement normal.

  • Identifier vos émotions

Si vous vous sentez fatiguée et que vous emportez auprès de vos enfants. Il est important d’identifier vos émotions et de les expliquer à vos enfants. Nos enfants sont des vrais éponges de nos émotions. Nos mots, soulageront nos maux et leurs incompréhensions. Parlez leur honnêtement. Vous pouvez dire par exemple : “Excuse moi, pour tout à l’heure, je voulais pas pas crier. tu as renversé un verre, mais ce n’était pas grave. Maman est très fatiguée en ce moment. Ma colère n’était pas contre toi. Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas fâchée contre toi.”

  • Passer des moments de qualité avec vos enfants

Lorsque vous êtes avec votre enfant, soyez à 100 % avec lui. Un moment de qualité peut ne durer que 10 minutes. La durée importe peu, la qualité est essentielle. Éteignez votre téléphone portable. Faites une respiration pour vous libérez l’esprit. Ne pensez plus aux 1000 tâches qu’il vous reste encore à faire. Profitez VRAIMENT de ce moment, de ces 10 mn pour être de corps et d’esprit avec votre enfant.

  • Ecouter votre corps

Votre corps vous parle en vous envoyant des signaux de fatigue, de stress, de sensation de surcharge. Ecoutez-le !  C’est le moment de prendre soin de vous. De prendre un moment pour vous. Ecoutez vous et répondez à VOS besoins. 

 

Comment dépasser le burn out maternel ?

Il faut voir que ce type de burn out, encore mal connu, n’est pas toujours bien détecté par les proches, y compris le mari. Lui voit des changements, pense généralement à une dépression, mais ne sait pas trop comment agir. Il ne perçoit pas bien les choses à faire. Le moment où il voit sa femme sombrer est culpabilisant et le laisse impuissant.

Souvent pour la mère, il peut y avoir un élément déclencheur : elle a l’impression d’être noyée et voit l’état dans lequel elle se trouve, elle voit toutes les choses autour d’elle qui dysfonctionnent et prend conscience du burn out.

  • Première chose à faire pour dépasser le burn out maternel : en parler.

A son compagnon, même s’il semble ne pas nous comprendre. Au moins, on met des mots sur notre souffrance. Puis, à des professionnels, comme un psychologue, un accompagnant parental. Sachez qu’il existe des structures adaptées pour trouver du soutien. Dans certaines villes, on propose des groupes de paroles pour parents par exemple.

  • Deuxième chose à faire : on peut essayer d’aller mieux en passant par notre corps.

C’est-à-dire améliorer notre alimentation, remettre du sens dans la nourriture, ajouter du magnésium ou des compléments alimentaires contre la fatigue, des graines germées….. Stopper un temps la cigarette si nous sommes fumeurs. Commencer par la pratique de petit exercice de méditation ou/et de respiration. On peut aussi s’occuper de la fatigue avec des siestes éclair, pour bien récupérer. Se reconnecter tout en douceur à son corps, reprendre soin de lui. Notre corps qui a tellement été mis à rude épreuve depuis la grossesse, l’accouchement et que nous oublions souvent dès la naissance de notre enfant.

La fatigue avec un bébé et/ou un enfant est normal, si on peut utiliser ce terme, car il signifie : une norme par rapport à la majorité de la population.

Pour autant, la vitalité se cultive. Comme nous venons de le voir, par l’alimentation, la respiration, faire attention à ce que l’on met dans notre bouche. En faisant tout cela j’augmente ma vitalité. Je suis mieux avec mes enfants quand ma vitalité est élevée que lorsqu’elle est faible.

Pour cette phase, lors de mes accompagnements, nous déterminons ensemble ce qui provoque l’épuisement, car nous sommes toutes différentes et notre métabolisme est différent. Ce n’est pas uniquement dû à un état d’esprit. Par exemple, la cause principale d’épuisement de Véronique était le nombre de réveils de son fils alors qu’Isabelle après 3 réveils conservait sa vitalité au réveil. Cette différence est également dû à leur métabolisme.

Si vous allaitez encore votre enfant, pour sauver votre vitalité par rapport aux réveils, vous pouvez pratiquer le cododo. Lorsque l’on allaite, on se réveille quelques microsecondes avant notre bébé , ce n’est qu’un demi réveil. On se tourne, on lui donne le sein et on se rendort avec lui directement.  A lire cet article sur le cododo. 


Cet article pourrait également vous intéresser : “Le guide complet sur le cododo”


Si vous donnez le biberon à votre enfant, une astuce simple et très efficace est de préparer les doses de lait en poudre à mettre dans le biberon la veille, comme cela en pleine nuit, on a pas besoin de compter et nous ne sommes pas obligés de nous réveiller pleinement.

  • Troisième chose à faire : reprendre la main sur les éléments qui nous stressent, nous fatiguent.

On a craqué au bout d’un processus, qui a été alimenté par un ensemble de choses. On doit les identifier. Car chaque être humain est différent et il est difficile d’avoir toujours des dénominateurs communs. Certaines sont dérangées par les réveils nocturnes, d’autres ont des nuits classiques, d’autres un sommeil très dérangé car des angoisses de parent…

Cette étape peut être réalisée avec un professionnel.

D’un côté on s’occupe des stresseurs et de l’autre on s’occupe de faire remonter notre vitalité. C’est surtout là qu’il va y avoir des choses à faire.

  • Quatrième étape pour dépasser le burn out : on prend soin de soi et on accueille ses émotions.

On pense être très bienveillant envers son enfant, on est dans une éducation spécialement pensée pour lui, on essaie de développer son empathie. Et à un moment, on se rend compte qu’on se consacre beaucoup à lui, mais pas à soi du tout.

Il est important de  devenir bienveillante en tant que mère et bienveillante envers nous en tant que personne, on doit se donner de l’amour avant d’arriver à l’épuisement dans le vide. La différence entre les mères qui connaissent un burn out et les autres, c’est peut-être ce soin à s’occuper de soi, à se garder des moments privilégiés. Confier ses enfants en baby-sitting, ou chez une tatie sympa, ou simplement déposer son enfant à la crèche ou la garderie. Cela permet de se donner du temps. Prenez plaisir à prendre ce temps pour vous, accueillez-le sans culpabilité et avec bonheur. Vous y avez droit.

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On a des mantras depuis tout petit, qui sont devenus automatiques. Ce sont des injonctions comme “Sois fort” ou “Ne pleure pas”. C’est enraciné dans nos cerveaux, car on nous l’a répété souvent. Il faut juste déprogrammer ces injonctions, revenir à des schémas moins agressifs.


Cet article devrait également vous intéresser : “Mes 3 habitudes pour rester une maman zen au quotidien.”


  • Cinquième étape : on se remet en tête que le couple doit être un cocon.

On ne laisse pas l’épuisement toucher le couple. Mais l’épuisement de la mère, c’est aussi de la fatigue entre parents, avec de la routine. On n’est plus seulement des amoureux, on est des parents. L’état du couple amoureux, et pas seulement le duo de parents, est symptomatique du burn out. Si on ignore son partenaire, si on manque de rompre notre relation, on est peut-être en plein burn out.

  • Sixième étape pour vaincre le burn out : on ose appeler à l’aide.

Osez demander de l’aide à vos grands-parents, vos ami(e)s, vos proches. 

Prenez une femme de ménage si vous en avez les moyens (et on peut les trouver en réduisant certains autres pôles de dépense). On peut aussi se faire accompagner pour mieux gérer ses dépenses. Ce qui permettra par la suite de prendre une femme de ménage. 

En conclusion, c’est surtout la personne touchée par le burn out qui doit faire les choses, prendre conscience de son état. Autrement, aucun proche ne pourra lui venir en aide. S’en prendre violemment aux enfants, mettre la fessée de trop, c’est souvent un signal d’alarme tiré par notre inconscient.

N’oubliez pas que rien n’est immuable, on peut remettre de l’amour et de la réparation dans toute relation, le tout reste d’en prendre conscience.

Livres cités dans l’article :

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Prenez soin de vous, de vos enfants et de votre couple.

Patricia, votre accompagnante parentale.

 

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