Les 10 phrases qui tuent !

Comment donner confiance à son enfant

 

La confiance en soi s’apprend dès le plus jeune âge et les parents doivent prendre garde à ces petites phrases qu’ils prononcent machinalement, sans en calculer la portée ni les conséquences. Voici les dix petites phrases qui tuent, les plus entendues que vous ne devriez pas adresser à votre enfant.

1 – Attention, tu vas tomber !

Le message reçu n’est pas celui d’une mise en garde mais plutôt celui d’une affirmation. “Tu vas tomber parce que tu ne sais pas bien marcher, tu n’es pas très doué…” Sans vous en rendre compte, vous venez de dire à votre enfant que vous doutez de lui et que vous mettez en cause ses capacités.

Si vous voulez lui envoyer un avertissement pour qu’il soit prudent, vous devez le formuler de façon positive et l’accompagner d’un conseil. Par exemple, regardes le trou qu’il y a devant !

2 – Regarde ton frère, il y arrive mieux que toi !… à lire, à faire ses lacets…

Il n’y a pas de meilleur moyen pour donner des complexes à un enfant que de le comparer à ses frères et sœurs. A chacun ses domaines de compétence et ses préférences. De plus, cela induit dans l’esprit de l’enfant que vous avez des préférences au sein de la fratrie et vous risquez de semer la zizanie dans votre propre famille.

Lorsque vous souhaitez inciter votre enfant à faire une chose qu’il n’aime pas tellement et/ou pour laquelle il n’est pas particulièrement doué, vous devez soit trouver un moyen ludique pour que cela devienne un plaisir, soit lui prouver l’intérêt et le bénéfice qu’il va y trouver.

Pour l’exemple des lacets, j’ai commencé avec mon fils à faire le lacet seul en lui montrant et lui expliquant. Puis il avait une chaussure au pied, j’avais l’autre dans la main, nous étions à côté l’un de l’autre et nous faisions le lacet en même temps. Après plusieurs essais, il faisait le lacet seul, je le regardais et l’aidais en cas de besoin. Nous avons pris le temps d’aller à son rythme et cet apprentissage c’est fait dans le plaisir. Pendant cet apprentissage, il portait encore des baskets sans lacets, et les essais se faisaient, le soir et le week-end. Nous prenions un moment spécialement pour cela.

3 – T’es bête ou quoi ?

C’est en général une phrase que l’on lance trop vite, par agacement, parce que l’enfant met trop de temps à comprendre à votre goût. C’est souvent dû à la perception que l’on a en tant qu’adulte vis-à-vis d’un sujet qui nous paraît évident. Pour l’enfant qui en est à l’apprentissage, le message est cruel et définitif. Il insinue qu’il n’a pas droit à l’erreur, ce qui ne peut que favoriser les blocages et le refus de faire quoi que ce soit par la suite, par peur de l’échec.

La pédagogie doit toujours être de mise et pensez aussi que si votre enfant n’a pas compris, c’est peut-être parce que vous lui avez mal expliqué. Une erreur assez répandue consiste à répéter la consigne à l’identique alors que parfois, c’est juste la formulation qu’il n’a pas comprise. Pensez à vous remettre en question.

4 – Tu t’es habillé n’importe comment !

On en revient à l’apprentissage, l’enfant a besoin d’apprendre avant de pouvoir enfiler ses habits correctement, de les boutonner, de faire ses lacets. Vous intimez à votre enfant d’être parfait alors qu’il est encore en formation. Inutile de lui mettre la pression, ce n’est pas cela qui le fera progresser.

Au contraire, donnez-lui des conseils pour que sa manche de tee-shirt ne remonte pas quand il enfile son pull par exemple. Servez-vous du jeu pour mettre du fun dans ses apprentissages.

5 – Ne reste pas planté là comme un idiot !

L’enfant est dans son propre espace-temps, il n’a pas encore conscience des préoccupations des adultes qui ont mille choses à faire. Cette phrase peut être prononcée lorsque vous déposez votre enfant à l’école et qu’il n’est pas pressé de vous quitter. Dans ce cas, il vaut mieux l’inciter gentiment à rejoindre les autres écoliers et lui parler brièvement des perspectives de retrouvailles agréables lorsque vous reviendrez le chercher.

S’il s’est immobilisé parce qu’il est en admiration devant un lézard ou un oiseau, récompensez sa curiosité, par des mots positifs,  tout en lui expliquant doucement qu’il aura d’autre occasions pour cela. Pour l’instant, il y a d’autres choses à faire qui ne peuvent pas être remises dans le temps et c’est le moment de se hâter.

 

bébé mal coiffé

 

6 – Tu ne ressembles à rien coiffé comme ça !

Les attaques sur le physique et sur l’apparence laissent des cicatrices indélébiles sur les enfants. Alors que ces propos sont probablement tenus sans arrière-pensées, le message est assassin. Il ne faut jamais sous-entendre que votre enfant n’est pas beau ou est ridicule, les conséquences sont extrêmement néfastes.  Évitez de transmettre des complexes à votre enfant.

Si c’est une question de cheveux mal arrangés, expliquez-lui qu’il est plus agréable s’il est bien peigné. Faite-lui valoir le respect des autres qui consiste à adopter une tenue décente. La tenue dépend également du lieu ou nous allons. Par exemple, à l’école, une tenue propre et des cheveux peignés sont appréciés.

7 – Laisse-moi faire à ta place !

On entend cette phrase quand l’adulte trouve que l’enfant ne va pas assez vite. On en revient toujours à l’apprentissage, l’enfant doit pouvoir prendre son temps pour découvrir et s’organiser. En lui demandant de vous laisser la place, vous insinuez qu’il n’est pas capable de faire ou alors trop lentement ou trop mal. Il va l’entendre comme une dévalorisation cruelle.

Vous devez laisser à votre enfant tout loisir de s’organiser et s’il a besoin de plus de temps. Aménagez le planning pour qu’il puisse faire ses apprentissages en toute quiétude. Choisissez des moments de calme qui lui permettent un apprentissage plus rapide. 

8 – Arrête de pleurer !

Cette phrase est vraiment étrange si vous l’écoutez bien ! “Arrête de pleurer !” comme si l’enfant faisait exprès de pleurer ! Traduction : “tu fais vraiment tout pour nous embêter et on n’a pas bien le temps pour tes imbécilités !” Vous retournez la situation : l’enfant a un problème et vous lui dites que le problème, c’est lui.

Sauf en cas de caprice – mais vous devez apprendre à les détecter – (et même dans ces moments là, l’enfant est dans l’attente d’un besoin important pour lui) l’enfant ne pleure pas pour le plaisir ou par intérêt. Essayez de comprendre pourquoi il pleure. S’il n’y a d’autre raison que la fatigue, alors soyez dans l’empathie et expliquez-lui que vous comprenez. Ça nous arrive à tous, adultes de craquer à cause de la fatigue, alors chez un enfant, c’est la même chose, sauf que ça arrive plus vite.

9 – Tu dis toujours n’importe quoi !

L’enfant a tendance à parler sans filtre : il pense à quelque chose, il le dit. Plus tard, on apprend à filtrer, à y mettre de la diplomatie, à réfléchir à la pertinence de notre parole… mais c’est plus tard. Pour l’instant, l’enfant évolue dans le présent et les “pourquoi” doivent pouvoir fuser sans obstacle.

Si vous trouvez ses remarques déplacées ou déraisonnables, prenez le temps d’en discuter avec lui en lui signifiant que ses remarques vous étonnent. Dans tous les cas, ne brisez jamais brutalement son élan, si vous le rabrouez, il va se retrancher sur lui-même et n’osera plus s’exprimer librement.

10 – On ne pleure pas quand on est un grand garçon !

Voilà de quoi saper sa confiance en lui après l’avoir en plus tourné en ridicule. C’est une phrase particulièrement blessante qui va instiller le doute dans l’esprit de l’enfant. Il n’est pas à la hauteur, il n’est pas digne de vous… Et par la suite, il n’osera plus exprimer ses émotions, mettra un couvercle dessus pour ne plus les ressentir.

Un parent est là pour accompagner son enfant au travers de toutes les épreuves de la vie et, s’il est en butte à une difficulté, c’est le moment de l’épauler et certainement pas de le dénigrer (même si ce n’était pas votre intention première bien sûr).

Les mots ont un sens, pensez-y tout le temps !

Patricia 

Les personnes qui ont lu cet article, ont également lu : Mes 3 habitudes indispensables pour rester une maman zen au quotidien !

2 comments
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Commentaires

  • Béatrice

    janvier 23, 2019 at 19 h 02 min
    Répondre

    C'est difficile de lire ces phrases qui tuent quand on est calme. Merci pour cette prise de conscience.

    • Patricia Marie-Angelique
      to Béatrice

      février 13, 2019 at 10 h 48 min
      Répondre

      Avec plaisir Béatrice, la prise de conscience est le départ de tout changement. Patricia

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Je suis l’heureuse maman de 2 enfants qui me font grandir et évoluer chaque jour. Sur ce blog, je partage mes découvertes et mes expériences à travers les familles et couples que j’accompagne. La Parentalité Bienveillante ainsi que la Communication Non Violente ont changé le quotidien de nombreuses familles et j’espère qu’elles changeront aussi le vôtre.
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