Parentalité positive : et si on arrêtait de culpabiliser

Nous entendons de plus en plus parler de parentalité bienveillante et positive. Lors de mes accompagnements, de nombreux parents culpabilisent lorsqu’ils “dérapent”, alors qu’ils s’améliorent chaque jour dans leur relation avec leurs enfants.

Emilie, lors de notre dernière séance, a pleuré parce qu’elle avait crié très fort sur sa fille. A la fin de notre échange elle se sentait légère et fière d’elle. Cela faisait 15 jours que ce n’était pas arrivé, alors qu’au début de son accompagnement, ses cris étaient quotidien. 🙂

Être Parent n’est pas simple, nous n’apprenons pas à être parent, nous le devenons avec nos enfants. Pour beaucoup d’entre nous, nous voulons faire différemment, mieux que nos parents et nous nous mettons une pression pour devenir des parents parfaits. Personne n’est parfait et heureusement. 🙂 Qui plus est, cette imperfection est aussi un bienfait pour nos enfants. Pourquoi ? Déjà, parce que la perfection dans la parentalité n’existe pas et encore une fois, heureusement. Les gens essaient, se trompent, apprennent de leurs erreurs et recommencent. Et aussi parce qu’une erreur est un apprentissage, pour vos enfants comme pour vous.

Parentalité positive : et si on arrêtait de culpabiliser ?

Pas besoin d’être  un parent parfait : relâchons la pression 

Vous vous êtes trompé. Comme vous voulez être un bon parent, vous allez travailler sur vous, pour rectifier le tir, pour changer votre manière de faire sur le point qui a pêché. Mais laissez-vous le droit de faire des erreurs, car être un bon parent ne nécessite pas d’être une personne parfaite.

La règle du 80/20 peut s’appliquer. En quoi consiste-t-elle ? 80 % de votre temps, vous tendez à devenir un parent bienveillant, quelqu’un de patient, d’ouvert, qui a du temps, qui ne crie pas, qui fait bien attention… Et les 20 % restants, vous vous accordez d’être une personne imparfaite, qui peut se tromper, faire des choix moins intéressants…

Il faut donc arrêter de se faire ressentir de la culpabilité. Vos erreurs sont aussi sources d’apprentissage.


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Une source d’enseignement

Quand vous vous trompez avec votre enfant, vous apprenez… et lui aussi.

Prenons l’exemple d’une dispute entre lui et vous. Vous êtes énervé, à bout de patience, vous élevez la voix. Votre enfant voit, entend et ressent tout cela. Dites vous bien que votre manque de patience va aussi lui apprendre que votre patience a des limites et qu’il faut veiller à les respecter. Il faut qu’il comprenne quels sont les signes qui montrent qu’il va aller trop loin et comment ne pas atteindre la limite.

Après la dispute, je vais sans doute aller présenter mes excuses, parce que je me suis emporté. Un moyen d’enseigner à mon enfant qu’une erreur est possible et quand elle survient, elle doit être assumée et qu’on peut s’excuser. Après quoi, on continue de s’aimer de la même manière, rien n’est altéré.

maman qui s'excuse auprès de sa fille

Lorsque je lui montre que je tente de m’améliorer dans ma parentalité, je lui enseigne que tout le monde fait des erreurs et que l’on apprend tout au long de sa vie. Il apprend à cesser de se culpabiliser pour ses erreurs car il comprend qu’elles lui apportent un enseignement qui lui permet de grandir et de s’améliorer.

Quand vous êtes moins disponible pour votre enfant, en tout cas pas comme il l’attend, vous lui apprenez à être patient et aussi plus autonome.

Quand il vit des moments difficiles après un déménagement, une séparation, échecs scolaires ou autre… vous renforcez chez votre enfant la force et la résilience qui lui permettra plus tard, lorsqu’il rencontrera des difficultés et des coups durs, à se relever et les surmonter.

Parfois, nos petites gaffes de parents font beaucoup de bien à nos enfants. Assumons-les !

Pour que je puisse mieux vous connaitre, remplissez ce formulaire 🙂 

Patricia, votre accompagnante parentale

2 comments
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Commentaires

  • Latifa

    octobre 21, 2019 at 9 h 06 min
    Répondre

    Bonjour et merci pour cet article qui fait du bien. J'aime bien la loi de Pareto appliquée à la parentalité, ça déculpabilise en effet. Continuons de progresser et c'est vrai c'est nos enfants qui nous apprennent la parentalité, soyons indulgents avec nous même. Bonne continuation

    • Patricia Marie-Angelique
      to Latifa

      octobre 22, 2019 at 18 h 45 min
      Répondre

      Merci Latifa pour votre retour. La culpabilité en effet ne sert à rien, bien au contraire. Le principale est de devenir le parent que nous souhaitons devenir et s'améliorer au fur et à mesure pour y parvenir. Merci pour votre soutien.

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Je suis l’heureuse maman de 2 enfants qui me font grandir et évoluer chaque jour. Sur ce blog, je partage mes découvertes et mes expériences à travers les familles et couples que j’accompagne. La Parentalité Bienveillante ainsi que la Communication Non Violente ont changé le quotidien de nombreuses familles et j’espère qu’elles changeront aussi le vôtre.
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